Je continue dans la découverte, inattendue, des revues professionnelles avec un second titre britannique : The School librarian, de l’association The School Library Association. Cette fois le titre est centré sur l’équivalent britannique du métier de prof doc (school librarian est le terme anglais hors USA, qui lui est teacher librarian) pour le primaire et le secondaire.
#profdoc
Volume 68, number 4, winter 2020
Il y a 6 articles/ dossiers principaux, une veille numérique et des critiques de livres : presque 200 critiques en 36 pages avec une mise en page proche de InterCDI mais avec un classement différent (puisque élèves du primaire). On retrouve : – de 8ans, 8-12ans, poésie et théâtre, 12-16, 16-19 et littérature professionnelle. Les documentaires sont après les fictions.
Parmi les titres, j’attends personnellement de lire le dernier de Alice Oseman (connue en France pour Heartstopper).
Ce serait injuste de présenter des titres dont j’attends la sortie en France un jour pour le CDI, vu que je n’ai pas de visibilité éditoriale ni créé ce contenu et ce serait donc un peu hypocrite de la traduire en français. Je parlerai juste d’un titre pris au hasard pour montrer ce à quoi ressemble une critique (plus proche de InterCDI que de Lecture Jeune je trouve.) J’espère ne pas mal traduires les expressions et autres collocations x)
12 à 16 ans, fiction
Cinderella is dead
Bloomsbury, 2020, pp400, £7.99 + isbn
(Bonus français : article de Planète Diversité)
Les princesses ont-elles besoin d’être sauvées et le prince est-il aussi charmant qu’il en a l’air ? Cinderella is dead est une réécriture différente, une qui examine l’impact que les histoires pour enfants ont sur nos croyances et notre comportement d’adultes.
Cela fait 200 ans que Cinderella est décédée, mais de jeunes femmes dans la ville de Sophia se rassemble encore pour être choisie par des prétendants au « bal annuel du roi ». La fin de conte de fée n’est pas en vue cependant, les filles choisies disparaissent sans laisser de traces. Après avoir le choix risqué de fuir une société qui nie qui elle est, Sophia se retrouve sur un chemin qui va non seulement l’amener à découvrir la véritable histoire de Cendrillon mais aussi le genre de personne qu’elle veut être. Avec la charismatique rebelle Constance, Sophia arrivera-t-elle à changer pour toujours le destin des femmes du royaume ?
Cinderella is dead marie les éléments classiques conte de fée et de fantasy à une vision moderne. En dépit de quelques failles scénaristiques mineures et une fin qui semble un tantinet trop parfaite, les messages tissés dans l’intrigue par Bayron sont importants. Dans cette version fraîche et entraînante, les filles sont courageuses, intelligentes, belles, vulnérables et dures à cuir à la fois, et le plus important, elles ont la possibilité de créer leur propre chemin.
Sammie Boon (p. 243)
D’autres critiques incluent « a great book for key stage 3 » par exemple, ce qui en plus de la mise en page et des façons de présenter les livres me paraît semblable à InterCDI.
Les 2 titres de livres professionnells concernent la littérature, dont une la « visual litercay« , proche de ce qu’on appelle la lecture de l’image. Les deux titres sont axés sur l’incitation à la lecture auprès des jeunes.
Un article parle des venues d’auteur-trices dans les établissements et ce que cela apporte aux jeunes, ici du point du vue d’une autrice dont la carrière littéraire a démarré en 2015, Abi Elphinstone.
Des témoignages etc sur la situation de la crise et des bibliothèques scolaires.
Un article s’intitule « Proving your worth and impact as a school librarian » avec le témoignage d’une professionnelle qui a une longue carrière.
Un article sur comment aider les jeunes à trouver le plaisir de lire et l’impact positif que cela a sur la famille des jeunes.
Un article porte sur une thèse à propos du rôle des bibliothèques scolaires auprès des élèves dans les zones socialement défavorisées d’Irlande du nord.
Des ressources pour diversifier son fonds avec des littératures anglophones autres que britanniques et américaines (sites de prix littéraire pour la jeunesse en Inde, en Australie, etc).
La veille numérique, je l’ai trouvée bof (ressources d’aide aux devoirs, sur Noël, vidéos parodiques ou humoristiques sur la lecture et les bibliothèques…, chaînes YouTube ou comptes Twitter, un site vu comme fun, « Window-swap »…).
